Publié le Laisser un commentaire

TI BRIN NATURE

"Tresser le lien avec nos traditions"

Lauriane LEICHNIG est une fille du « sud sauvage », dont on pourrait dire qu’elle domestique la feuille du vacoa (« pandanus » en terme scientifique).

En effet, ce petit arbre qui pousse en quantité sur la côte sud de l’île, lui fournit ses feuilles épineuses, vertes ou sèches, qui lui servent de matière première pour tresser des objets de toutes sortes. Cette technique ancienne fait partie des savoirs-faire traditionnels de la Réunion, transmise de mère en fille dans sa famille. Il s’agit d’un véritable retour aux sources pour elle, il y a de ça quelques années, après une carrière dans l’hôtellerie en Corse !

Autrefois – et encore aujourd’hui ! -, on tressait le vacoa pour en faire des « bertels » (notre sac à dos créole), des ballots (énorme sac servant à transporter les letchis), des vannes (panier rond et plat dans lequel on triait le riz ou les brèdes), des chapeaux, des paniers … 

Il faut du temps pour tresser un objet en vacoa et les étapes sont multiples : il faut ramasser ou couper les feuilles, enlever les épines latérales et fendre les feuilles au couteau pour en faire des lanières, les faire sécher, les assouplir en les humidifiant juste avant de les travailler, et enfin les tresser ! Le rendu sera différent en fonction de la couleur du brin, de sa largeur et bien sûr de la technique utilisée (tresse à un, deux ou trois brins, cannage…). Mais ces objets ont tout pour eux : esthétique, solidité, écologie, durabilité… et soutien de la filière locale !

Lauriane, comme sa maman et ses grand-mères, participe à la pérennité de ce savoir-faire « lontan », et Bois Corail est heureux d’y apporter sa pierre en lui commandant des objets traditionnels, remis au goût du jour !

Découvrir les produits de Ti brin nature

Publié le Laisser un commentaire

PAYET ET RIVIERE

"Le sucre à l'état brut"

Alexis RIVIERE est le petit-fils et arrière-petit-fils de Maxime RIVIERE et René PAYET, anciens directeurs de l’usine de Quartier Français, située à Sainte-Suzanne.

Après des études à Paris, il décide de rentrer sur l’île et de remettre au goût du jour un produit disparu, mais considéré comme une madeleine de Proust chez les Réunionnais âgés de plus de 60 ans : le galabé. Sous la forme de sucre cristallisé, il était dégusté à l’époque comme un bonbon, à la sortie de l’école.

Après des mois de recherches, de discussions avec des « gramounes » (les anciens à la Réunion) pour retrouver le savoir-faire d’antan, Alexis (re)lance en 2014 la production de ce sucre non raffiné, issu de la première cuisson de la canne. Laquelle canne provient du domaine familial de Bel Air, ce qui lui permet de faire le lien avec ses racines et son histoire familiales.

Ce produit ancien connait aujourd’hui un nouveau souffle avec son utilisation en cuisine…. et quelles cuisines ! Alexis prend plaisir à le faire découvrir sous toutes ses déclinaisons (sirop, caramel, lingot) aux plus grands chefs de l’île et de l’hexagone. Ses saveurs riches et complexes, d’épices, de réglisse, de datte (entre autres !) ont déjà séduit de nombreux chefs et pâtissiers renommés, et laisseront sûrement des traces dans la mémoire des jeunes générations, comme cela a déjà été le cas il y a 70 ans pour leurs parents ou grand-parents !

Découvrir les produits de Payet & Rivière

Publié le Laisser un commentaire

NUANCE LA FABRIQUE DE COULEURS VEGETALES

"La nature comme palette"

 Valérie est tombée dans le chaudron de la teinture végétale il y a bientôt 15 ans, par hasard, à Madagascar où elle travaillait à l’époque. Un teinturier l’initie à cette technique, et c’est le coup de cœur.

Elle s’installe à la Réunion quelques années plus tard, et continue ses recherches et expérimentations pour poursuivre cette activité, qui devient son métier. Elle travaille aussi bien pour elle, en proposant notamment des ateliers aux enfants et aux adultes, mais aussi pour les autres, sur commande, en teintant des matériaux aussi variés que le tissu, le bois, ou encore les écailles de poisson !

Les racines, écorces, feuilles ou épluchures constituent la matière première de Valérie. Elle ne prélève dans la nature que des espèces invasives, jamais d’espèces endémiques (tant mieux pour Bois Corail !). Ces végétaux révèlent des couleurs parfois surprenantes, très éloignées de ce qu’on pourrait imaginer. Ainsi, les épluchures d’oignons vont teinter le tissu en jaune. Elle doit parfois « mordancer » le tissu, en y ajoutant de la pierre d’alun ou du sulfate de fer, afin que le colorant de la plante adhère parfaitement aux fibres et tienne dans la durée.

Valérie collabore de plusieurs façons avec Bois Corail : c’est elle qui teinte le lin qui sera ensuite brodé par Colette à Cilaos, ainsi que les écailles de poisson utilisées par Sophie pour créer ses bijoux.

Découvrir les produits de Nuance la fabrique de couleurs végétales

Publié le Laisser un commentaire

MIGLINE PAROUMANOU

"La terre des ancêtres"

Migline travaille les mains dans la terre, qu’elle façonne, sculpte et moule. Artiste-plasticienne, elle est aussi enseignante à l’école supérieure d’art de la Réunion, par amour de la transmission. C’est en rentrant à la Réunion, après 10 ans passés en métropole, qu’elle se lance dans la porcelaine, qui l’attirait déjà depuis longtemps.

Particulièrement attachée au patrimoine et à la culture créole, ses pièces, performances et installations révèlent beaucoup de ce qu’elle est. Le lien aux anciens, à l’intime, la famille, la tradition, la nature… tout cela se retrouve dans les pièces qu’elle produit en art de la table pour Bois Corail. Elle moule ainsi la vieille « moque » (boite de conserve en fer blanc, autrefois utilisée en récipient ou unité de mesure dans les milieux modestes) de sa tatie qu’elle transforme en belles tasses émaillées; dans le même ordre d’idées, la « fey fig » (feuille de bananier), dans laquelle on mangeait autrefois à la Réunion quand on n’avait pas de vaisselle, devient à son tour une petite assiette. Elle capture ainsi les différentes parties du bananier, des calebasses ou des noix de coco, qui deviennent des pièces d’art de la table ou des objets de décoration.

Sublimer la simplicité et la tradition, pour les immortaliser et ne pas oublier, telle pourrait être la devise de Migline.

Les produits de Migline Paroumanou

Publié le Laisser un commentaire

MEROPE L’ETANG

"Les insectes poétiques"

D’abord je demande à Judith d’où vient ce nom… si mystérieux. Elle m’explique que Mérope est une étoile de l’amas des Pléiades, et L’Etang, le nom de famille d’un des personnages de son écrivain préféré, JMG Le Clézio. La poésie commence donc ici.

Puis vient la découverte de ce qui se trouve dans ses coffrets : des insectes colorés, comme flottant dans l’air, parés de couleurs vives ou pastelles. Tellement réalistes qu’on les croirait vivants…

Et pourtant, ils ne sont que la reproduction, en fil de cuivre, papier de soie et pigments, d’insectes que Judith crée pour ne pas les prélever dans la nature. Elle façonne les ailes, les antennes et les corps en fil de cuivre et petites perles ou pièces de métal, à partir de photos ou illustrations qui lui servent de gabarits, puis habille les ailes de papier de soie ou pages de vieux livres, qu’elle a teintés au préalable avec des pigments. En somme, elle enferme dans ses boîtes des insectes qui nous font rêver, plutôt que nous faire peur. D’ailleurs les noms de ses « bébêtes » sont tout aussi poétiques que leur allure : « sauterelle fleur ylang-ylang », « phasme des jardins créoles », « songe vanille »…

Et enfin, la poésie, qui est indéniablement le fil conducteur de son travail, est présente également dans les histoires que peuvent raconter ses créations. Ainsi, le « Messager nuptial », est ce coléoptère bleu et rouge, portant sur ses ailes les photos en médaillon de deux jeunes amoureux japonais, et qui s’en va porter la bonne nouvelle de leur union de par les airs…

Découvrir les produits de Mérope L’Etang

Publié le Laisser un commentaire

LISA DECK

« La terre comme vecteur d’émotions »

Chez Lisa, tout est une histoire de mains. Elle a commencé par l’écriture, il y a des années de ça. D’abord parolière pour des artistes renommés (c’est d’ailleurs grâce à ça qu’elle a découvert la Réunion pour la première fois !), avant de découvrir le contact avec la terre.

Cette rencontre se fait par hasard, pour accompagner une amie dans un cours de sculpture chez Clara DELAMATER. Là, instinctivement, elle reproduit parfaitement le modèle exposé, et c’est le début de son histoire avec la sculpture. Clara la prend sous son aile et lui enseigne cet art.

Depuis, Lisa modèle, sculpte, patine … et même peint. Pour le musée Grévin, l’Assemblée Nationale du Gabon, la Mairie de Toulon, entre autres. Elle travaille principalement la terre, qu’elle cuit puis patine et le bronze, qu’elle fait couler dans des moules par des artisans fondeurs.

Mais la création pour la création ne lui suffit pas. La transmission est un autre de ses moteurs de vie. Professeur de sculpture au sein des Ateliers Relais de l’Éducation Nationale, elle a également donné des cours dans le milieu hospitalier et pénitencier.

Elle a fait le voyage, il y a quelques années, de la mer méditerranée, où elle à vécu longtemps (elle a d’ailleurs encore une galerie d’art à Marseille), à notre caillou de l’océan Indien, où elle a posé ses valises. Elle a ramené avec elle sa passion pour cet art et sa curiosité pour cette culture plurielle, source pour elle de nouvelles inspirations.

Découvrir les pièces de Lisa DECK

Publié le Laisser un commentaire

LESTA CREATIONS

"Quand la calebasse devient carrosse"

 Lesta sublime les calebasses. Les petites, les grosses, les rondes, les longues…

Elle les achète à un agriculteur de l’Entre-Deux, les découpe, les nettoie, les traite si besoin et les transforme. En quoi ? En tout ! Elle deviennent des rangements, des luminaires, des coupes à fruits, des vide-poche, à poser ou à suspendre. Les possibilités sont infinies, les finitions aussi. Car elle dispose d’une palette de couleurs très riche, qu’elle peut mêler à du doré pour en faire des patines. Pour Bois Corail, elle a imaginé une magnifique finition en relief, grâce à l’application de grains de sable fin provenant de la plage de Terre Sainte. L’intérieur de la calebasse vaut lui aussi le détour, car il est rainuré et texturé, et peint en doré, il s’apparente à un coquillage.

Lesta a été formée au design par le Maître d’art et créateur bijoutier Gilles Jonemann. Elle a remporté en 2009, suite à cette formation, le premier prix du concours des métiers d’art, pour un luminaire très original allant du sol au plafond, avec des calebasses suspendues à un câble. Elle fabrique également des bijoux avec des graines et du métal, et possède aussi des talents de chanteuse !

Elle déborde de créativité et de belles idées, ses seules limites étant le temps et la matière première dont elle est dépendante.

Découvrir les produits de Lesta Créations

Publié le Laisser un commentaire

L’EQUILIBRISTE – BIJOUX DE PORCELAINE

"Le blanc à l'état pur"

Marie-Laure aime la couleur blanche, et travaille la porcelaine, qui est justement la céramique la plus pure et la plus blanche. Tout est donc cohérent chez elle, et ses bijoux en sont la preuve. Ils sont simples, épurés, raffinés… et très souvent de couleur blanche ! Les seules touches de couleur qu’elle peut y mettre sont le doré, l’argenté, le noir, le bleu grec, et plus rarement, le vert ou le jaune.

Baignée depuis l’enfance dans le monde de la bijouterie, elle puise son inspiration dans la nature, ses colliers représentent souvent des feuilles, des fleurs ou des coraux. Elle pousse sa réflexion et sa créativité jusqu’à supprimer ou fabriquer elle-même ses fermoirs, pour aller au bout de sa démarche « less is more ».

Elle façonne pièce par pièce chaque partie de ses bijoux, les fait sécher, puis les fait cuire une première fois à 1000°. Une fois les pièces refroidies, elle les ponce, corrige les petites imperfections et les enfourne pour une seconde cuisson à 1280°, qui leur confèrera à la fois la solidité, mais aussi cette blancheur et pureté si caractéristiques.

Marie-Laure est la première artisane à qui j’ai proposé une collaboration pour Bois Corail. Elle m’a immédiatement dit oui, c’est pourquoi ses bijoux ont une symbolique particulière pour moi sur le site !

Découvrir les produits de L’équilibriste Bijoux de porcelaine

Publié le Laisser un commentaire

LE COMPTOIR MELISSA

"Le circuit le plus court"

Créée dans les années 50, la plantation Mélissa, située à Bras-Canot, dans l’est de l’île, est ce qu’on pourrait appeler un jardin extraordinaire. Fleurs et fruits tropicaux y poussent, arrosés par les pluies abondantes qui alimentent cette partie de l’île. C’est là qu’Emmanuelle produit les fleurs tropicales, oiseaux de paradis, roses de porcelaine, qu’elle livre à bon nombre de fleuristes et décorateurs de la Réunion.

Des fleurs aux fruits, il n’y a qu’un pas… Les letchis de Bras-Canot sont les plus réputés au monde (il n’y a pas besoin de sondages pour l’affirmer, tout le monde le sait à la Réunion !), et la plantation commence, dans les années 2000, par les exporter. Se pose ensuite la question de l’utilisation des fruits hors calibre ou trop fragiles, qui donne alors l’idée à Emmanuelle de se lancer dans la transformation : les confitures du Comptoir Mélissa voient le jour.

Confiture de letchis tout d’abord, puis la gamme s’élargit pour proposer aujourd’hui des fruits ou des mélanges de fruits et d’épices plus atypiques. Tout est fait sur place, dans les ateliers attenants au domaine, le circuit ne pouvait pas être plus court ! L’exploitation est par ailleurs engagée depuis 2020 dans une démarche d’agriculture biologique. Et quand les fruits ne poussent pas sur la plantation, ils viennent de petits producteurs partageant les mêmes valeurs d’excellence. La vanille, le gingembre, le sucre roux, tout est local.

La gamme de confitures, donc certaines se sont vues décerner des médailles au Concours Général Agricole, s’élargit ensuite avec les achards. Ces préparations de légumes émincés, cuisinés avec des épices et du piment, se mangent en accompagnement du riz et du carri local, mais peuvent tout à fait être dégustés à l’apéritif sur des toasts.

Découvrir les produits de Comptoir Melissa

Publié le Laisser un commentaire

L’APRES-MIDI

"La belle impression"

 Gladys est la créatrice de la marque de mode féminine « L’après-midi ». Elle dessine ses modèles et les fait confectionner en séries limitées dans un petit atelier de couture local, très loin du monde de la « fast fahion ».

Cette aventure commence pour elle il y a quelques années, par une envie de créer sa société, dans le secteur de la mode féminine. Une attirance pour l’Inde l’amène naturellement à voyager dans ce pays pour y rencontrer ces artisans, qui impriment à la main des tissus suivant la technique ancestrale du « blockprint », ou peinture au tampon.

Ses coupons sous le bras, Gladys revient à la Réunion et confectionne ses premiers modèles, qui plaisent immédiatement. Ses robes, blouses et chemises, d’esprit « bohème », conviennent à toutes les morphologies et se déclinent dans du coton, du lin ou de la soie, avec des imprimés souvent floraux et colorés.

Gladys réinvente sans cesse ses modèles, en changeant régulièrement les imprimés, ou en y ajoutant des détails, liens, broderies, et les fabrique en séries limitées. 

Ses tenues habillent une femme libre, féminine, qui n’a pas peur de mixer des styles différents.

Découvrir les produits de L’après-midi